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Voir ou ne pas voir, dans cette ère où être a perdu sa résonance; le chaos du présent renvoie des images troubles que l'esprit rejette, perdu dans ses stupeurs. Les silhouettes passent, devinées dans le noir et le blanc du décor abstrait de ce monde abscons que les mots balbutient dans leurs tentatives à décrire le présent.

Adriana Feraru ose sa proposition en offrant ses portraits aux contours fantomatiques et en faisant jaillir sur une toile large les couleurs abandonnées et oubliées du monde en apparence réduit aux grisailles des nécessités.

Le trait, la ligne qui dessinent la silhouette du modèle habillent l'idée à manisfester, la volonté de l'artiste à crier la vie, à peindre la nécessité intérieure de la palpitation vitale.

La vie est là, en nous, qu'un ordre imposé voudrait oppresser. Pour contrer plus encore et imposer son choix, l'artiste repose le trait et la ligne pour faire jaillir les couleurs comme le coeur bat, emballé des émotions vécues, des émotions à vivre, un coeur à qui il ne resterait pas que des saccades mais un coeur qui au-delà de la réalité explose sur la toile l'énergie vitale de l'artiste. L'artiste propose, à nous de voir ou ne ne pas voir.


François Colcanap

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Dernière mise à jour 10/06/09
photo © Anda Georgescu
copyright © Adriana Feraru - 2007